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LE BLOG DE LA RIURBA

Cet espace d’informations et de débats complète la RIURBA. C’est un espace ouvert aux professionnels de l’urbanisme, aux acteurs de la ville et aux chercheurs. Il accueille des billets (formats courts) sur l’actualité, des prises de position et organise des débats autour de questions qui traversent aujourd’hui le champ de l’urbanisme.

Tout texte présenté ici est signé et n’engage que son signataire.

 

URBANISTE ? C’EST QUOI, UN URBANISTE ?

(Copyright Antoine de Saint – Exupéry, in « Le Petit Prince »)

(Copyright Antoine de Saint – Exupéry, in « Le Petit Prince »)

« DESSINE -MOI UN MOUTON, euh non, UN URBANISTE » Par Jean-Michel GUENOD, en collaboration avec Laurence COMBE D’INGUIMBERT.

I -PREAMBULE : DES INTERROGATIONS FONDATRICES

…. Mais avant tout une précaution indispensable : admettre que la tâche est hasardeuse !

En effet on trouve quelques superbes et pertinentes définitions de l’architecture, de « firmitas, utilitas, venustas » selon Vitruve, au « jeu savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière » de Le Corbusier. Mais trouve-t-on l’équivalent pour l’urbanisme, au-delà du peu compromettant « art, science et technique de l’aménagement des agglomérations humaines » du Larousse, où le choix des trois mots clefs est d’un parfait œcuménisme, comme le pèle-mêle qu’il propose citant Haussman, Cerda, Auzelle, Le Corbusier encore, ainsi que « nos grands contemporains » Françoise Choay, Christopher Alexander, François Ascher aussi ; mais rien d’aussi potentiellement consensuel, ramassé et frappant que les deux formules citées pour l’architecture.

Et c’est déjà là que le problème commence ! Mon postulat donc : l’urbanisme, considéré comme un mélange de ce que les anglo-saxons nomment plus précisément physical planning et urban design, n’est pas un avatar de l’architecture modulo juste une importante homothétie ! C’est une discipline à part entière, complexe de surcroît, qui nécessite une formation spécifique et ne confère à aucune formation ou profession autre un droit de préemption particulier, pas plus les architectes que les X -Ponts ou les géographes. Mais l’objet n’est ici en aucun cas de se livrer à une manichéiste charge en règle contre la place prise « spontanément » par les architectes et l’architecture dans les métiers et les pratiques de l’urbain[1]. En revanche, il s’agira de chercher un peu plus avant à en cerner le personnage (ou l’assemblage pertinent s’il s’agissait d’un être multiple), lequel doit de surcroît correspondre à un monde urbain dont les paradigmes autant que les formes évoluent fortement, à hauteur des changements économiques, politiques et sociétaux de notre époque.

Ce qui nous oblige à procéder à une interrogation sur la manière dont des archétypes anciens continuent d’être véhiculés par la profession, les médias[2], les maîtres d’ouvrages (français) eux-mêmes : celle d’un être un peu démiurge, à la fois « ensemblier programmatique » et surtout in fine créateur d’images de projets destinés à être réalisés plus ou moins tels quels. Car on doit respecter les « œuvres », quoi !

A ce titre nous ne négligerons pas la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage, elle-même souvent la première à être fascinée par l’image et ses auteurs, et qui, avec ses porte-voix et relais institutionnels ou médiatiques, porte une responsabilité première dans cette confusion de genres qui est en fait une des bases de notre réflexion. Enfin, au titre des dégâts collatéraux, on n’oubliera pas de porter au crédit des susdits d’avoir réussi à étendre au domaine de l’urbain le star-system qui règne au niveau mondial en matière d’architecture, et à en avoir largement mélangé les astres concernés pour notre domaine !

Or dans un temps où est censé être admis à la fois :

– que les villes (les métropoles, les grands territoires) ne sont pas des « objets », mais des « systèmes » maillés résultant de processus politiques, économiques et sociaux complexes, et que de « sujets » , ils sont devenus eux-mêmes « acteurs » urbains ;

– que le « (grand) projet urbain » est devenu le mode opératoire efficace des interventions urbaines volontaristes, en lieu et place des approches planificatrices ou / et règlementaires ;

– et enfin que le « quoi faire » étant interdépendant du « comment faire », d’objet, le projet devient processus, et son mode de mise en œuvre devient lui-même incrémental. Soit ce que nous sommes quelques-uns à nommer (et plus, à mettre en œuvre !) depuis déjà un certain temps : projet-processus et urbanisme de la négociation.

… une interrogation semble s’imposer car, d’expérience, ceci modifie sensiblement les pratiques et les professionnels eux-mêmes (tout en sachant qu’avec ces hypothèses de départ, nous sommes loin d’être mainstream…) : qui (ou qu’est-ce que) peut bien être le pilote de ces projets-processus ? L’urbaniste, mais autre, revisité ou révisé en quelque sorte ?

Telle est la question à laquelle nous souhaiterions proposer quelques éléments opératoires d’analyse et pistes de réponse, pas seulement par prosélytisme, mais aussi pour les mettre au débat, et quand même avec le fol espoir de contribuer ainsi à une avancée du state of the art.

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Histoire de téléphériques – Réponse à un appel à billets –

Clément Orillard poursuit la discussion sur les téléphériques, lancée depuis Brest par Lionel Prigent. En premier rebond de cet  appel à billets, Florence Paulhiac rendait compte des réflexions montréalaises quant à l’opportunité de ce mode de transport en commun. C’est donc ici le deuxième rebond de ce même  appel ; une mise en perspective historique d’un drôle de transport urbain.

Lorsque l’on observe les premières réalisations de téléphérique ou télécabine en ville, il s’agit la plupart du temps d’opérations isolées attachées à la desserte d’un aménagement particulier. Parmi ceux-ci, on retrouve bien évidemment des opérations s’inscrivant dans une logique qui est celle des loisirs émergeant alors au sein des sociétés urbaines. Ainsi en est-il du téléphérique du port de Barcelone lancé à l’occasion de l’Exposition Internationale de 1929 ou du téléphérique de Madrid lancé en 1967 afin de desservir le complexe récréatif de Casa de Campo. En Allemagne, le téléphérique de Cologne est inauguré en 1957 pour accéder de manière efficace à l’exposition fédérale horticole dans le Rheinpark, stratégie suivie plus de cinquante ans plus tard par la ville de Coblence pour l’exposition horticole de 2011. Le Jewel Cable Car de Singapour a été inauguré en 1974 afin de desservir le parc de loisir de l’île de Sentosa. Plus largement, nombreux sont les exemples de téléphérique qui ne desservent qu’un point haut accueillant divers usages en matière de loisirs comme le téléphérique de la Bastille à Grenoble.

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Dans la bibliothèque de la RIURBA

9782373680232Alain Bourdin nous donne quatre bonnes raisons de lire de toute urgence le livre de David Mangin et Marion Girodo sur les mangroves urbaines[1].

Il s’agit d’un vrai livre d’urbanisme. En regardant le dessin de la couverture qui nous présente le voisinage de l’opéra de Paris et nous fait voir les circulations en sous sol, on se dit que le mot de mangrove n’est peut être pas adéquat. Selon l’ONF « La mangrove est un écosystème qui se développe le long des côtes protégées des zones tropicales et subtropicales. Elle pousse dans un milieu à dépôt salin présentant diverses formes de sols anaérobies. Elle accueille une flore peu diversifiée mais une faune très riche.[2] ». Alors que les auteurs expliquent (p.9): « Une mangrove  urbaine est un système urbain et architectural permettant à ses usagers de se rendre directement, depuis un quai de transport en sous-sol, à des espaces divers, souterrains ou aériens ». La poésie du mot dissimule –t-elle une incertitude conceptuelle ou un gout trop prononcé du « chic et choc ». Certainement pas. L’objet urbain en cause est parfaitement identifié, il a du sens, il entraîne une réflexion sur le « mécano urbain » dirait David Mangin ou sur le fonctionnement des villes contemporaines. Et ce texte n’a rien du manifeste par lequel certains architectes justifient et mettent en valeur leur manière de faire la ville. Ni d’une étude de formes urbaines qui dériverait vite vers une pure analyse architecturale. Ni d’une utopie, ni d’un recueil de prescriptions. Il s’agit de l’étude de dispositifs urbains considérés à la fois sous l’angle de la forme, des fonctions, des usages et de l’organisation (juridique, gestionnaire). Tout au plus manque-t-il la dimension imaginaire. Au centre se trouve la question des mobilités métropolitaines et de leurs liens avec les espaces du commerce d’abord, et également ceux des bureaux. On pourrait dire autrement qu’il y est questions des hubs intra-urbains et de leur inscription dans l’espace des grandes métropoles. Un sujet d’urbanisme s’il en est.

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Le téléphérique urbain à Montréal : se balader ou se déplacer ? Mythes et enjeux métropolitains – Réponse à un « Appel à billets » –

Florence Paulhiac répond à l’appel à billets lancé la semaine dernière par Lionel Prigent : des téléphériques en débat !

Plusieurs réflexions sur le développement de Montréal ont porté leurs regards sur l’opportunité d’implanter un téléphérique urbain. C’est notamment une proposition de la société Skylink faite à la Ville de Montréal en 2006 qui lance le débat. Montréal fera-t-elle partie des 100 grandes villes du monde équipées d’un tel moyen de transport ? En 2012, l’idée de téléphérique urbain est reprise comme promesse de campagne, par un des candidats à la mairie de Montréal : s’il est élu, le téléphérique reliera le parc du Mont-Royal, pont culminant de la ville (appelé aussi La Montagne) à la rive sud de la métropole. Le projet est alors versé pêle-mêle aux autres projets du candidat, au côté du tramway notamment et devient un élément de solution aux problèmes de mobilité et de la congestion routière. Ses atouts majeurs ? Peu coûteux (réalisation estimée à 25 millions de $ canadiens), il pourrait transporter de 4 à 6000 personnes à l’heure, en proposant une vue magnifique… même si le point d’arrivée sur la Montagne est peu pertinent pour les déplacements domicile-travail. Le candidat ne sera pas élu à la mairie.

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Téléphérique en débat

APPEL A BILLETS : « Le téléphérique : un nouvel outil de transport public ou un instrument de marketing territorial ? »

Le Blog de la Riurba lance une nouvelle rubrique : « Appel à billets« . Comme son nom l’indique, dans cette rubrique, vous pouvez poser une question, lancer un débat, ou y participer : c’est une invitation à discuter,  s’opposer, s’affronter (!) . Lionel Prigent inaugure la rubrique et lance depuis bREST,  « un appel à billets » au sujet des téléphériques… A vos réactions !

Régulièrement, des « innovations », apparues dans une ville et dans le contexte particulier d’un projet, suscitent un engouement des urbanistes qui en reproduisent ensuite rapidement le concept dans d’autres villes. Il en est ainsi du téléphérique urbain, mode de transport marginal (il en existe à Lisbonne ou à Constanza) que Brest a développé depuis trois ans. L’initiative a d’abord suscité la curiosité, avant d’intéresser de plus en plus de villes. La Revue internationale d’urbanisme devait commenter cette actualité et tenter d’en comprendre, à partir d’exemples, les motivations, les attentes et les risques. Notre première étape est Brest, où le nouvel essor du téléphérique a commencé.

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Lettre ouverte au Maire de Rome : Le « stade Raggi » de l’urbanisme romain ?

Comme tous ceux publiés sur le blog, le texte ci-dessous n’engage que ses auteurs. Nous avons souhaité le publier -comme nous publierons d’éventuelles réponses- car il appartient aux débats sur les enjeux actuels de l’urbanisme dans les capitales européennes,  débats dont notre revue se doit de rendre compte.

Nous, étudiants, doctorants, chercheurs, professeurs, professionnels de l’urbanisme, de l’architecture et du paysage de langue française avons fait le choix d’étudier les dynamiques, les problèmes et les défis de la Rome contemporaine. Cet intérêt ancien et durable nous conduit à suivre avec attention les développements récents de la vie politique romaine et à réagir à l’un de ses derniers épisodes : la démission de l’adjoint à l’urbanisme Paolo Berdini, en raison d’un désaccord avec la maire Virginia Raggi (Movimento 5 Stelle[1]) quant au projet du nouveau stade du club de l’AS Roma dans la périphérie sud de la ville. Nous regrettons vivement cette décision et souhaitons interpeller la maire et son équipe sur les nombreuses incertitudes qu’elle ouvre pour la municipalité et pour la ville.

La périphérie romaine dévorée par les appétits spéculatifs

Dans le cadre de nos différentes activités, nous avons partagé plusieurs des combats de Paolo Berdini, en particulier celui mené en faveur d’un nouveau modèle de développement pour la capitale italienne : un développement au service de l’intérêt général et non de la somme des intérêts particuliers qui depuis trop longtemps influencent, déterminent voire asservissent l’action publique dans la ville (Insolera 2011) – portant ainsi une lourde responsabilité dans la dégradation de sa situation. Avec un endettement dépassant les treize milliards d’euros (Berdini 2014), des niveaux de congestion routière et de pollution inédits en Europe occidentale (Delpirou, Passalacqua 2014), des dizaines de quartiers périphériques dépourvus de services et d’équipements publics (Pompeo 2012), une crise structurelle des transports collectifs (Tocci et al. 2008) et des systèmes de propreté urbaine et de ramassage des déchets, Rome est aujourd’hui loin de l’incarnation de l’urbanité européenne célébrée par les écrivains et les artistes ou, plus près de nous, du « modèle vertueux » des années 1990 et 2000 (Scandurra 2007).

S’il n’est pas question de contester le caractère inopportun et maladroit des propos qui ont précipité la chute de Paolo Berdini[2], ni de céder à la théorie du complot, il faudrait être d’une grande naïveté pour réduire sa démission à un épisode supplémentaire du triste feuilleton politico-médiatique qui secoue la municipalité romaine depuis huit mois[3]. Bien au-delà du gossip, il s’agissait d’une occasion idéale pour se débarrasser d’un des rares adjoints au sein de l’équipe municipale dont l’honnêteté et la légitimité n’avaient jamais été contestées et qui était resté farouchement indépendant par rapport aux différents cercles d’influence, groupes de pouvoirs et lobbys attachés au tout puissant secteur de la promotion foncière et immobilière romain – lui-même lié depuis des décennies à la classe politique locale au sein d’un véritable « système collusif » (d’Albergo, Moini 2015).

Ce sont ces mêmes groupes qui, alors que la capitale connaît une longue période de stagnation économique et démographique (Cellamare 2016), ont continué à construire d’immenses « cathédrales » immobilières et commerciales en plein cœur de la campagne romaine, déjà maltraitée par des décennies de spéculation (De Lucia, Erbani 2016) : 38 centres commerciaux de grande dimension ont été ouverts entre 2001 et 2013, la plupart autour du grande raccordo anulare, une rocade autoroutière implantée à une vingtaine de kilomètres du Capitole et qui coupe en deux le plus grand territoire communal d’Europe (Prezioso 2015).

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Créer des espaces pour les nouveaux arrivants : une tâche centrale pour l’urbanisme et la planification

Oliver Frey, Sibylla Zech et Petra Hirschlerurbanistes et sociologues de la Technische Universität de Vienne, répondent en français à la question d’actualité posée par le blog « Migrants, réfugiés, camps d’urgence : les urbanistes n’ont-il rien à dire ? » et poursuivent la discussion amorcée par Ifigenia Kokkali et Franck Ekardt

Les villes de petite et de moyenne importance ainsi que les régions urbaines polycentriques ont un grand potentiel pour permettre une intégration à moyen ou à long terme des personnes réfugiées ou immigrées. La concentration décentralisée ouvre des chances pour le développement urbain  et peut compenser des pertes de fonction et contribuer à la sécurité économique de tous les habitants.

Les gens qui se sont enfuis et les demandeurs d’asile ont droit à la protection et ont besoin d’espace : à l’arrivée, pendant la procédure d’asile et à long terme, s’ils restent et partagent avec nous  leur vie leurs connaissances, leurs capacités, leurs compétences et leur quotidien. Quand on ne fera plus la distinction entre « eux » et « nous », quand nous vivrons dans une société post-migratoire (ce qui est un pilier du développement spatial de l’Autriche) et que nous construirons notre avenir en commun.

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ça m’intéresse… Cycle de conférences « Métropoles dans un monde incertain »

Dans le cadre de la valorisation des résultats du programme Popsu 2 lancé en 2011 sur dix grandes agglomérations, et dans le prolongement de la collection d’ouvrages publiée aux éditions du Moniteur, le PUCA organise dans huit métropoles françaises, des rencontres rassemblant chercheurs, élus et praticiens. Leur ambition est de débattre des dynamiques urbaines à l’œuvre dans chacune d’elles et d’en diffuser les enseignements les plus marquants. Constituées à partir des cinq thématiques du programme – l’économie de la connaissance, la régulation urbaine, les fragilités urbaines, le développement durable, les gares et pôles d’échanges – ces rencontres sont conçues sous la forme d’un dialogue entre élus, chercheurs et acteurs.

Elles seront clôturées par un colloque international à Paris les 14 et 15 septembre 2017 à la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Calendrier des rencontres :

Lyon – 08 novembre 2016 aux archives départementales – Lyon et ses universités : vers une coproduction urbaine ? Programme – Inscription
Nantes – 18 novembre 2016au Lieu Unique – Nantes : quelles règles pour quelle gouvernance ? Programme – Inscription
Strasbourg – 23 novembre 2016à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg – Strasbourg : quelle démocratie locale pour quelle métropole durable ?
Bordeaux – 06 décembre 2016à la librairie Mollat – Bordeaux : métropole ergonomique ?
Marseille 13 décembre 2016 à La Friche la belle de mai – Marseille : quelles dynamiques de territoire ?
Toulouse – 05 janvier 2017 – salle San-Subra – Toulouse : numérique et qualité de vie
Lille – 25 janvier 2017 à la Métropole européenne de Lille – Lille : créative  et hybride ?
Grenoble – janvier 2017  – Grenoble : un démonstrateur de la transition énergétique ?

Le programme général du cycle de conférences « Métropoles dans un monde incertain »

Off the responsibility of planners and planning?

Ifigeneia Kokkali, chercheur au Département d’architecture et d’études urbaines du Politecnico di Milano réagit au texte de Frank Eckardt et répond elle aussi à la question d’actualité posée par le blog
Idomeni Camp, Greece

Idomeni Camp, Greece – Photo : Vassiliki Mitsiniotou

 

 The text of Frank Eckardt is very inspiring. It touches the essence, I think, of how problematic has become urban planning as we move beyond a state of eternal and ever-increasing growth in our (more or less) Western cities. A ‘plannable and certain future’, as Frank Eckardt puts it, is certainly far away from the societies of risk1 in which we actually live. Even more so, now that Europe needs and has the moral (and not only) obligation to deal with the refugee crisis. Yet, in here, I tend to disagree with the idea that we were unprepared for the influx of refugees in 2015. Perhaps urban planners were uninformedor – even more probably – they might have felt unconcerned by these major influxes. Yet, politicians and stakeholders were not, even if the mainstream public discourse has been indeed pointing on the unpreparedness of cities and states.

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Planning not refugee crisis: Questioning the narrative of the “plan”

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Frank Eckardt, Professeur de sociologie urbaine à l’Institut pour les études urbaines européennes de la Bauhaus-Universität Weimar (Allemagne), répond à la question d’actualité posée par le blog
« Migrants, réfugiés, camps d’urgence : les urbanistes n’ont-ils rien à dire ? ».

It is true that urban planners have been left outside of the debate on how to host refugees in the last months. Only slowly, architects have started to put themselves into public debates, which are mostly predominated by political actors and all sorts of experts. This appears more than strange because the hosting of refugees affects directly the work of planners. From my experience in our research project about “Welcoming cities” in East Germany, there are a few factors which are shading light on this phenomenon and which are raising more profound questions about our understanding of “planning”.

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Question d’actualité / Topical Issue

« Migrants, réfugiés, camps d’urgence : les urbanistes n’ont-ils rien à dire ? »

Il y a quelques semaines la radio annonçait le démantèlement de la zone Sud de la Jungle à Calais. Journalistes et politiques discutaient du sens de cette mesure, de la suite qui serait donnée et poursuivaient avec d’autres, les débats qui depuis des mois, commentent les conditions de migrations et d’accueil des réfugiés en Europe. Parmi les discutants, de nombreux spécialistes et intellectuels : politologues, philosophes, sociologues, géographes… mais aucun urbaniste, aucun architecte ou experts de la ville. Ni ce matin, ni les autres matins de ces derniers mois. Les urbanistes n’ont-ils rien à dire sur le sujet ? sont-ils illégitimes ? Hors sujet ?

Et pourtant. La récente annonce de l’ouverture d’un camp humanitaire par la maire de Paris nous rappelle une nouvelle fois l’évidence : la ville est un refuge. Ces situations d’urgence produisent même une certaine forme de ville : de la ville dans la ville, de la ville spontanée, de la ville précaire, mobile, réversible, éphémère. La précarité des situations donne même parfois lieu à la fabrication de formes urbaines singulières et ingénieuses : on improvise de l’habitat bien sûr mais aussi des équipements (des écoles, des restaurants), une organisation, dans ces camps de fortune.

Le blog de la RIURBA interpelle urbanistes et chercheurs du champ urbain : qu’ont-ils à dire sur les conditions d’accueil des réfugiés qui traversent l’Europe ?  N’y a-t-il pas des formes d’accueil à (ré)inventer par les urbanistes pour faire face à ces situations d’urgence ? Et plus largement, ces épisodes sont-elles sans enseignement sur les processus de production et d’organisation de la ville ?

Hélène Dang Vu

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Vienna Summer School 2016 – « Smart cities: Designing places and urban mentalities »

The concept of Smart City is promising: The European Innovation Partnership on Smart Cities and Communities highlights the opportunities to link and upgrade infrastructures, technologies and services in key urban sectors (transport, buildings, energy, ICT) in a smart way [that] will improve quality of life, economic competitiveness and sustainability of cities. Such conceptions present Smart City-solutions as mainly technology driven utopian visions of societal transformation while blurring the multitude of social decisions made in technology development which fundamentally shape the kinds of social transformations possible in urban life.

The Summer School brings together scholars from diverse disciplines including technical, economic,political, environmental and social disciplines to explore new sets of relationships between (a) society and technology and (b) people and data entailed in the Smart City vision and to contribute to a better understanding of processes transforming urban spaces. The questions we will explore  during the Summer School include:

• Which new urban patterns are established by using Smart City technologies as digital internet
devices and products in housing, communities or cities?

• How do ICT innovations in urban contexts affect mentalities, social interaction and social
structures?

• What are the technological and social related driving forces that shape the process of designing
urban places?

Organisers: Oliver Frey, Faculty of Architecture and Planning, Department of Spatial Planning,
Interdisciplinary Centre Urban Studies and Section Sociology Geraldine Fitzpatrick, Faculty of

Informatics, Institute of Design and Assessment of Technology, Human Computer Interaction Group
(HCI)

language: English

duration: 8 days

credits: 6 ects

website: http://summerschool2016-smartcity.tuwien.ac.at/

Les Rencontres APERAU 2016

Les Rencontres APERAU 2016 sont organisées du 22 au 27 mai 2016 à Bruxelles et à Louvain La Neuve.  Les Rencontres internationales se déroulent chaque année dans une ville différente et permettent aux universitaires et professionnels de l’urbanisme et de l’aménagement de dialoguer ensemble sur les grands enjeux de la planification urbaine.  Le thème de l’édition 2016 : « Les nouvelles coopérations urbaines et territoriales »  Appel à communication  Comme lors des Rencontres précédentes à Rennes, Montréal, Lausanne ou Aix-en-Provence, les Rencontres 2016 comporteront plusieurs moments : des conférences, des ateliers scientifiques, des séminaires sur les dynamiques des pays du Sud, la journée des doctorants et les visites urbaines Le programme complet du 22 au 27 mai sera communiqué début 2016. Toutefois 3 appels à contribution sont lancés dès à présent : – les ateliers scientifiques – le séminaire CORUM; – la journée des doctorants. N’hésitez pas à soumettre vos propositions et à préciser l’appel auquel vous répondez.  Pour des facilités liées aux visas notamment, les propositions sont attendues avant le 31 janvier 2016 à l’adresse APERAU2016@uclouvain.be Les soumissionnaires seront informés de l’acceptation ou du refus de leur proposition le 28 février 2016. Certaines communications seront sélectionnées ultérieurement, en vue de la publication des actes du colloque. Les modalités d’envoi de la communication longue seront alors communiquées.

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